C’est un chagrin d’amour qui a servi de déclencheur à la naissance artistique de Megumi Matsukawa, née en 1990 au Japon. Plutôt que de se laisser emporter par la douleur, elle choisit de transformer cette épreuve en moteur créatif et d’opérer un virage radical dans sa vie. Sur les conseils d’une collègue, elle découvre un site destiné aux débutants en peinture à l’encre à l’alcool. Ses premiers essais séduisent son entourage, puis trouvent un écho inattendu lorsqu’elle les publie sur les réseaux sociaux. Très vite, des opportunités d’exposition s’ouvrent à elle.

Son premier solo show, intitulé Mawari — terme japonais qui signifie à la fois « détour » et « contours » — marque une étape fondatrice. Invitée par une galerie de Tokyo à présenter une œuvre de grande dimension, Megumi n’a que quinze jours pour relever le défi. Elle s’y engage corps et âme, prouvant sa capacité à transformer la contrainte en tremplin artistique.

Son univers oscille entre abstraction et figuration, dans une approche où se mêlent encre, gouache, huile, acrylique, estampe et collage. Ces matières dialoguent, s’harmonisent, et donnent naissance à des créations d’une subtile poésie, à la fois apaisantes et vibrantes. Megumi revendique son ancrage dans la culture japonaise, dont elle admire l’unicité. Son ambition est claire : partager cette richesse avec le monde et diffuser, à travers ses expositions, l’attrait singulier de son héritage culturel.

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