Née à Lille, installée aujourd’hui à Antibes, Christine Théry-Demore incarne l’art comme chemin de vie. Rien ne la prédestinait à devenir artiste. Comptabilité, sténodactylo, maternité — elle suit d’abord un parcours classique. Mais très vite, ses mains cherchent la création. Dans les années 80, elle redonne vie aux meubles, puis se lance dans la peinture sur bois. Au fil des décennies, son geste s’affine, sa technique s’enrichit : peinture sèche, huile, calligraphie, grotesques, faux-marbre… jusqu’à ce que la toile devienne son médium de prédilection.

Une épreuve personnelle bouleverse son parcours : le décès de son fils. Elle fait alors une pause, puis se relève à travers l’art. Une formation en trompe-l’œil auprès de Michel Nadaï, Meilleur Ouvrier de France, lui ouvre un nouveau champ. C’est là qu’elle peint pour la première fois une figure féminine. Ce sera le début d’un style affirmé, sensible, tout en regard et en présence.

Aujourd’hui, ses figures féminines s’élancent aussi sur des cartes marines, comme si la mémoire et l’imaginaire devaient toujours trouver une nouvelle surface pour s’incarner. Récompensée à plusieurs reprises, Christine poursuit son œuvre avec un même enthousiasme, un même élan du cœur, fidèle à la citation de John Ruskin qu’elle aime tant :

« L’art est beau quand la main, la tête et le cœur travaillent ensemble. »

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