Il y a des enfances qui ouvrent les yeux plus grands que d’autres. Celle de Jean-Baptiste Leroux, né en 1949 en Touraine, s’est construite au rythme des reflets sur la Loire, des bruissements de feuillage, des matins brumeux sur les jardins à la française. C’est là, dans ce Val-de-Loire au patrimoine vibrant, que s’est enracinée sa sensibilité à la lumière et à l’harmonie des formes. Dès l’adolescence, il capte le monde comme un paysage à révéler : jardins, silhouettes d’arbres, vestiges d’architecture… chaque sujet devient une scène à sublimer.
Photographe de la nature en majesté, Jean-Baptiste Leroux rejoint Paris, où son regard s’affine au contact des grands maîtres. Il dirige tour à tour la galerie Nikon à Saint-Germain-des-Prés puis la galerie Canon de Beaubourg. Nous sommes alors à la fin des années 70, et dans cette effervescence artistique, il croise la route de figures tutélaires comme Robert Doisneau, Jacques-Henri Lartigue ou Lucien Clergue. Ce compagnonnage d’âmes sensibles le confirme dans son désir de photographier la beauté silencieuse.
