Née en 1974 à Melun, Virginie Dekker porte en elle l’héritage mêlé d’un père hollandais et d’une mère française. Fille d’horticulteur, elle grandit au milieu des fleurs, des parfums, des teintes vives de la nature. Ce monde végétal, foisonnant et structuré, constitue son tout premier langage sensoriel. En 1987, un nouveau chapitre s’ouvre : la famille s’installe dans le Sud de la France. Là, la lumière change, les couleurs s’intensifient, les paysages se transforment — et Virginie s’imprègne, sans le savoir encore, de ce qui nourrira un jour son art.
Mais la vie n’épargne pas cette jeune femme. Le décès brutal de sa mère bouleverse tout. Elle abandonne ses études, part s’exiler à New York. Là-bas, elle découvre les musées, les expositions, les artistes de la Grosse Pomme. Ce séjour devient une révélation souterraine. Le germe artistique est planté, même s’il ne fleurira pas tout de suite. De retour en France, elle revient aux racines : les plantes, la terre, le métier d’horticulteur. Puis viennent le mariage, la maternité, les voyages en famille. La vie semble reprendre son cours.
