Née à Cannes en 1969, Sandra Lorin puise son inspiration au cœur même de ses racines artistiques. Dans sa famille, l’art circule comme un héritage discret mais essentiel : son grand-père, son oncle et sa tante étaient peintres, et son père, dessinateur industriel, traçait au Rotring des lignes précises sur sa planche à dessin, image fondatrice dans l’imaginaire de l’enfant qu’elle fut. Ce sont ces gestes, ces regards, cette proximité avec les outils du dessin qui, déjà, sculptent son sens des formes et des couleurs.
À 18 ans, Sandra quitte la Méditerranée pour la Touraine, où elle devient mère de deux enfants. C’est là, dans une autre lumière, qu’elle organise un stage de peinture animé par Micheline Dartus. Puis, une rencontre bouleversante avec l’aquarelliste Nicole Sandor la pousse à prendre elle-même le pinceau. L’aquarelle devient alors son refuge intime, un espace de recherche et de silence. Durant une décennie, elle peint en retrait du monde, reproduisant fleurs, bâtis et paysages, s’appropriant l’alchimie subtile de l’eau et des pigments.
