Sandra Lorin

Dans ma dualité, chacune s’exprime
Art Collect - Sandra-Lorin

Née à Cannes en 1969, Sandra Lorin puise son inspiration au cœur même de ses racines artistiques. Dans sa famille, l’art circule comme un héritage discret mais essentiel : son grand-père, son oncle et sa tante étaient peintres, et son père, dessinateur industriel, traçait au Rotring des lignes précises sur sa planche à dessin, image fondatrice dans l’imaginaire de l’enfant qu’elle fut. Ce sont ces gestes, ces regards, cette proximité avec les outils du dessin qui, déjà, sculptent son sens des formes et des couleurs.

À 18 ans, Sandra quitte la Méditerranée pour la Touraine, où elle devient mère de deux enfants. C’est là, dans une autre lumière, qu’elle organise un stage de peinture animé par Micheline Dartus. Puis, une rencontre bouleversante avec l’aquarelliste Nicole Sandor la pousse à prendre elle-même le pinceau. L’aquarelle devient alors son refuge intime, un espace de recherche et de silence. Durant une décennie, elle peint en retrait du monde, reproduisant fleurs, bâtis et paysages, s’appropriant l’alchimie subtile de l’eau et des pigments.

Découvrir ses créations

Son travail a été présenté à Monaco dans une exposition collective organisée par Art Collect®, marquant une nouvelle étape de reconnaissance pour l’artiste.

art collect store - expo

Quelques œuvres disponibles

Découvrir sa galerie

De retour dans le Sud en 2008, Sandra Lorin retrouve le soleil et la mer. Dix ans plus tard, elle intègre le collectif ArtO’Sphère et expose pour la première fois son personnage fétiche : Léo-Nette, une figure double, géométrique et colorée, joyeuse et un brin fantasque. Ce personnage marque un tournant. Sandra affirme un style personnel, vif, ludique et poétique, nourri de son autodidaxie assumée et d’un imaginaire fait de bulles, de courbes, de silhouettes éclatantes.

L’aquarelle reste son médium de prédilection, mais elle l’emploie à contre-courant de son image classique. Chez Sandra Lorin, l’aquarelle explose, vibre, éclate de couleurs franches. Sur la vieille table à dessin de son père qu’elle a récupérée, elle laisse danser son pinceau au gré de son instinct. Elle confie être habitée par une dualité intérieure, qui trouve naturellement sa place dans ses œuvres : entre rêve et réalité, spontanéité et construction.

Cette tension intérieure se retrouve aussi dans son travail à l’acrylique, qu’elle aborde de manière plus réaliste et texturée. À la fluidité des lavis succède ici le travail au couteau, les matières ajoutées – sable, dentelle, tissu, perles de verre. Ses toiles résonnent de bleus profonds, d’écumes d’émotion, de titres évocateurs : Explosion marine, Mystère, Entre Terre et Ciel, Dualité, ou encore sa série « Femme ».

En 2018, Sandra Lorin reçoit le Prix du Public au Festival des Talents de Cannes, une reconnaissance qui l’encourage à poursuivre son exploration créative. Dans sa série Léo-Nette, elle décline ses personnages attachants et positifs à travers des scènes oniriques et solaires : Le début (2018), Léo-Nette aux Anses d’Arlet (2019), Zoreils (2021)… Un monde où l’on retrouve toujours cette tendresse espiègle, cette douceur joyeuse.

En 2019, deux nouveaux personnages apparaissent dans son univers fantaisiste : les Oli-Vette, bulles pétillantes d’imagination qui, comme leurs aînés, vivent dans un monde de couleurs et de courbes généreuses. Avec eux, Sandra poursuit son chemin entre lumière, profondeur et liberté créative, fidèle à cette mer qu’elle regarde chaque jour depuis sa fenêtre, et à ce trait hérité de l’enfance qu’elle ne cesse de réinventer.