Marie De Oliveira a toujours été attirée par le monde pictural, sans jamais oser franchir le pas. Longtemps, elle s’est sentie incapable, fascinée par ces artistes capables de faire jaillir une œuvre à partir de simples taches de couleur. À vingt ans, elle choisit une autre voie : celle de l’esthétique et du visagisme. Un univers où l’on joue déjà avec les ombres et les lumières, avec les contrastes et la mise en valeur. Sublimer les visages devint son quotidien, comme les peintres subliment leurs sujets.
Après des années consacrées à son entreprise dans le domaine de la beauté, Marie quitte la Franche-Comté pour s’installer à Cannes en 2012. Elle mène alors une vie dynamique, loin des pinceaux. Mais la pandémie vient bousculer ses repères : son activité s’arrête net. Ce moment suspendu devient un tournant. Elle achète ses premières toiles, ses premiers tubes de peinture, et commence enfin à créer. Le rêve longtemps repoussé refait surface, avec la force tranquille de ceux qui n’ont rien à prouver, mais tout à exprimer.
