Jean-Marc Roumejon

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Jean-Marc Roumejon, artiste peintre et tatoueur, est né en 1969. C’est à l’âge de huit ans que ses parents l’inscrivent dans un atelier d’art plastique pour faire éclore et canaliser ses penchants artistiques débordants. « J’ai pu, à ce moment-là, créer en terre, plâtre, bois, carton, chiffon, et autres matières, des objets de toutes tailles et de toutes sortes, de la marionnette au char de carnaval. » explique Jean-Marc encore imprégné de cette exaltation des premiers instants.

Petit à petit, c’est la peinture qui finira par imploser dans son cœur avant d’exploser sur la toile. L’artiste a débuté par une formation en dessin industriel et architectural avec des formations pour les trompe-l’œil à la chaux et des stages de perspectives. Sa vie professionnelle l’a longtemps éloigné de l’art. À la recherche de ce temps perdu, il va le regagner en proposant son talent bénévolement à des associations et continuer ainsi à créer des chars de carnavals et des décors de théâtre.

Sa vie bascule soudain, en 2008, suite à un accident de travail. Il intègre alors l’atelier Art et Matière à Beaucaire, où il suit pendant deux ans les cours de Gérard Abizanda, avant de créer son propre atelier Sernhac’Art dans son village. C’est là qu’il rencontre un maître d’atelier hors du commun, Michel Farrugia, qui le fait exposer, entre autres, au Salon international de Cannes où il est sélectionné pour le Grand Prix International MCA/Cannes-Azur 2012 au cours duquel il reçoit un prix d’honneur et de prestige. « Michel est chevalier de l’Académie des Arts et des Lettres, notre atelier devient à ce moment-là une académie de peinture. » se souvient-il avec nostalgie. En effet, en 2019, Michel contracte le Covid et ne s’en relèvera pas. Il décédera en 2022. « Étant son élève direct, la charge de l’atelier me revient, je deviens donc le professeur de l’atelier en 2021. »

Touché également par une maladie, Jean-Marc va quitter son métier de conducteur de travaux dans les bâtiments anciens et les monuments historiques. « Une reconversion forcée qui devient une renaissance. » C’est ainsi que l’artiste décrit son « après ». La maladie lui a finalement ouvert une nouvelle porte, celle du tatouage, « une façon de revenir à la rigueur du dessin industriel et à mon besoin de contact humain. » Il suit alors une formation complète à Montpellier avant d’ouvrir son salon de tatouage en février 2023. Cette « bulle artistique » installée à Sernhac, non loin de Nîmes, est l’endroit parfait pour l’artiste. Les couleurs changeantes de l’Occitanie et son imagination fertile sont autant de sources d’inspiration pour créer toutes sortes d’œuvres, « que ce soit sur toile, sur mur, sur scène ou encore sur peau. » En juillet 2023, une première parution dans le catalogue Drouot va accroître sa renommée ainsi que le Concours européen de peinture, en 2024, qui va le faire connaître d’un plus large public. Une renaissance artistique réussie.