Né en 1953, Dominique Cahier découvre la photographie à l’âge de 12 ans. Ce n’est pas une simple curiosité d’adolescent, mais une révélation. Très tôt, l’enfant sensible devient un observateur du monde, fasciné par le noir et blanc, par la force d’un cadre, l’intelligence de la lumière, la densité silencieuse d’une image fixe. Il admire Jean Loup Sieff et William Klein, pour leur puissance évocatrice, leur liberté formelle. Parallèlement, il s’imprègne d’un autre langage : celui de la peinture. Les aplats émotionnels de Rothko, les strates de Richter, ou encore l’épure de certains peintres abstraits viennent nourrir son regard.
C’est cette double culture — photographique et picturale — qui façonne dès le départ son écriture visuelle. Une langue à part entière, intérieure, sensible, intemporelle.
