Diane Coso est née le 21 janvier 1961 à La Ciotat, en Provence, terre solaire dont la lumière a inspiré tant de peintres. Dès l’enfance, le crayon devient pour elle un outil d’évasion, un écho silencieux face à un monde exigeant. Après des études médicales à l’université d’Aix-Marseille, elle s’oriente vers l’hématologie, consacrant sa vie à soigner les maladies du sang. Depuis 2002, elle exerce à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer à Marseille. Un métier qu’elle vit comme une vocation, dans l’intensité des émotions humaines et la proximité de la souffrance.
C’est peu à peu, par nécessité intérieure, qu’elle revient à ses premières amours : la peinture et la couleur. Son art se construit au fil de cette tension entre science et sensibilité, entre finitude et élan de vie. Ses premières œuvres sont sombres, traversées par la douleur, la perte, la lutte. Puis, un jour, elle se souvient que le sang, aussi, est porteur de vie. Et ses tableaux s’illuminent. Rouge incandescent, bleu profond, vibrations abstraites : l’espoir affleure dans chaque composition. Ce basculement donne naissance à ce qu’elle appelle ses « peintures poétiques », œuvres traversées par le souffle du vivant.
