Il y a des artistes que la vie choisit. Ou peut-être que c’est la peinture, en silence, qui les choisit. Catherine Pugeat fait partie de ces femmes qui ont traversé l’épreuve du deuil, la douleur de la perte, et qui, dans ce vacillement, ont entendu l’appel de la création comme un sursaut de vie. Peindre, pour elle, c’est d’abord cela : avancer. Ne pas se figer dans la peine. S’ancrer dans le geste pour mieux se remettre en mouvement. Être. Ou continuer de l’être.
Peu à peu, Catherine comprend que l’acte de peindre lui permet de faire silence. Un silence intérieur, fécond, propice à sentir ce qui pulse et palpite au fond de soi. Ce qu’elle capte et retranscrit, c’est ce qu’elle appelle le mouvement vital : cette énergie profonde, cette vibration première qui irrigue l’existence.
