Née en 1989 dans un foyer d’artistes – une mère peintre, un père musicien –, Bellule a grandi bercée par les formes, les sons, les matières sensibles du monde. Très tôt, elle explore la peinture et le dessin comme d’autres découvriraient une langue familière. En 2007, elle entre à l’École des beaux-arts d’Angers où elle obtient son diplôme en 2011, avant de se perfectionner durant trois années auprès d’un peintre hyperréaliste. Une formation exigeante qui la pousse ensuite à ouvrir son propre atelier et à affirmer une démarche singulière.
Ses influences, multiples, révèlent une quête esthétique dense : d’Edward Munch à Francis Bacon, de Turner à Van Gogh, en passant par les abstraits lyriques Georges Mathieu, Soulages, Hartung, ou les contemporains Jenny Saville, François Cognet ou Yan Pei-Ming. Elle revendique cette richesse d’héritage comme une stratification fertile : « La matière artistique se constitue à partir des traces déposées en nous par les œuvres des autres, comme un palimpseste. »
