Mireille Andelu est née à Andelu, dans les Yvelines, un petit village qui donnera son nom à son identité artistique. Autodidacte, elle a longtemps partagé la vie d’un mari peintre et graveur, et c’est dans cet univers qu’elle forge son regard, sa main et sa liberté. Après une première période consacrée à la céramique, elle tire pendant douze ans les gravures du grand James Coignard, avant de créer des motifs textiles. Mais c’est la peinture, puis la gravure et la sculpture, qui finiront par s’imposer comme ses médiums de prédilection.
Andelu explore une technique mixte mêlant pigments végétaux, papiers de soie, sable, pastel à l’huile, parfois marbre en poudre. Elle préfère le papier à la toile : « plus vivant », dit-elle. La gravure au carborundum, technique exigeante inventée par Henri Goetz, devient pour elle un espace de création fondamental, dont elle maîtrise tous les gestes. « Ma peinture n’a pas d’âge. Ma peinture me déseng’age », dit-elle avec malice. Et encore : « La peinture est le silence devenu espace. Écouter l’œuvre racler le visible. »
