Ana Paula Dos Santos, dite Ana Santos, est née dans l’État de Pernambouc, au Brésil. Officier de police militaire dans le Paraná, elle exerce à Foz do Iguaçu depuis près de seize ans. Son chemin vers l’art ne s’est pas dessiné par la voie académique mais par celle de la foi. Un dimanche, à l’église, la voix d’une jeune fille l’émeut profondément. Désireuse de louer Dieu avec autant d’élévation, Ana prie pour recevoir ce don. La nuit suivante, elle rêve que sa tante, artiste plasticienne, lui remet un pinceau et de la peinture. Au réveil, elle s’en remet à Dieu : « Je te demande une voix, veux-tu me donner un pinceau ? »
À partir de là, Ana rêve de pinceaux, de couleurs, de créations. Ce langage de l’âme s’impose à elle comme une mission spirituelle. Sa tante l’encourage à écouter cet appel. Elle lui transmet les gestes essentiels, les premières impulsions. Ana se lance. Peindre devient alors une forme de prière silencieuse, un dialogue intérieur. Son premier tableau inspiré, Lune de sang, marque un tournant. Après plusieurs essais sur papier, elle parvient à coucher cette vision sur une toile de 60 x 80 cm. « La peinture réécrit ma façon de regarder et de sentir la vie », dit-elle aujourd’hui.
