LES tableaux de Jean-Marc Roumejon
Né en 1969, Jean-Marc Roumejon est un artiste peintre et tatoueur dont le parcours se lit comme une traversée faite de détours, d’épreuves et de renaissances. Diplômé en dessin industriel et architectural, il s’éloigne longtemps de l’art, happé par une vie professionnelle qui l’empêche d’exprimer pleinement sa créativité. Pourtant, ce lien au dessin et à la matière reste vivace : il offre bénévolement son talent à des associations, comme pour préserver une flamme intérieure.
En 2008, un accident du travail bouleverse son existence. Cette rupture devient une ouverture : il intègre l’atelier Art et Matière à Beaucaire et suit pendant deux ans l’enseignement de Gérard Abizanda. Fort de cette expérience, il fonde son propre atelier, Sernhac’Art, dans son village, où il croise la route de Michel Farrugia. Ce dernier l’encourage, l’expose et le fait participer à de grands événements, dont le Salon international de Cannes. En 2012, Roumejon y est sélectionné pour le Grand Prix International MCA/Cannes-Azur, recevant un prix d’honneur et de prestige.
Le décès de son mentor en 2022, des suites du Covid, puis sa propre maladie viennent marquer un tournant. « Une reconversion forcée qui devient une renaissance », dit-il. Contraint de quitter son métier, il choisit de transformer l’épreuve en force créatrice et ouvre, en février 2023, un salon de tatouage à Sernhac. Quelques mois plus tard, en juillet, une première parution dans le catalogue Drouot vient saluer son travail et accroît sa visibilité. En 2024, sa sélection au Concours européen de peinture confirme cette reconnaissance élargie.
Entre peinture et tatouage, Jean-Marc Roumejon trace aujourd’hui la voie d’une liberté artistique conquise, celle d’un homme qui a su transformer ses cicatrices en œuvres et ses détours en destin.
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Jean-Marc Roumejon incarne une trajectoire marquée par la résilience. Sa force est de transformer ses épreuves personnelles en matière créative, donnant à son œuvre une dimension profondément humaine. Son passage de la peinture au tatouage ouvre un dialogue intéressant entre tradition et modernité, toile et peau, héritage et instant. On pourrait toutefois souhaiter, dans les prochaines années, une affirmation plus singulière de son style pictural, au-delà des événements et distinctions, afin de consolider une signature visuelle unique. Mais sa renaissance artistique est indéniable et prometteuse.
