Les soeurs Bastélica

Art Collect Store - Les soeurs Bastelica

Marie-France, Loetitia et Martine Bastélica sont nées le 31 décembre 1955. Triplées monozygotes, issues d’un seul et même œuf, elles incarnent une forme rare d’unicité partagée. D’origine corse par leur mère et grassoise par leur père, leur enfance commune fut marquée par une imagination foisonnante et une profonde connexion à la nature. C’est de cette complicité fusionnelle, nourrie par les arbres, les collines et les silences du Sud, que naît leur peinture, à la fois onirique et hyperréaliste. Très jeunes, elles rêvent des Beaux-Arts mais, sur décision paternelle, prennent un autre chemin : celui du droit.

Elles passent vingt ans au greffe du tribunal de commerce de Grasse, entre 1980 et 2000, dans un environnement administratif où la poésie semble absente. Cette période les éloigne de leur désir profond de création et creuse en elles un sentiment d’incomplétude. Mais la frustration, parfois, se transforme en moteur. Un événement inattendu bouleverse leur trajectoire et réveille leur vocation commune. Elles décident alors de vivre pleinement leur lien avec la peinture. Depuis, elles signent sous un nom unique : Bastélica, peintre au singulier mais toujours à trois mains.

Découvrir ses créations

Quelques œuvres disponibles

Découvrir sa galerie

Autodidactes, les sœurs Bastélica ont inventé leur propre style. Elles peignent sur la même toile, au même moment, avec un respect mutuel rare, presque sacré. Leurs premières œuvres portent des titres poétiques : Le Monde Fleur, La Femme Canon, L’Amour éternel, Dream in Red and Blue. Dès leur première exposition au Festival International de la Peinture de Cannes, en 1993, leur approche séduit : elles remportent plusieurs prix, dont le Prix du Public, choisi parmi plus de 3000 œuvres. Leur art est immédiatement reconnu, à la fois pour sa puissance visuelle et la singularité de leur méthode créative.

Mais en 2003, une double perte affective vient bouleverser leur équilibre : un deuil familial et une rupture profonde figent leur inspiration. Les mois passent sans qu’aucune œuvre ne voie le jour. Puis, un matin, Martine a une vision : celle d’un œuf. De cette révélation intime naît une nouvelle série, Les Mondes parfaits, inspirée du symbole de la renaissance. Le style devient plus métaphysique, influencé par l’univers de Magritte. Ce tournant marque leur « deuxième vie d’artiste », qu’elles nomment elles-mêmes divertissement de l’âme.

Depuis, Bastélica n’a jamais cessé d’exposer : à Paris, Cannes, Monaco, dans des salons d’art contemporain ou des galeries privées. Leur œuvre joue sans cesse avec la notion de triple : trois personnages, trois signes, trois couleurs majeures… Leur signature elle-même est un symbole fort : un B sans barre, comme un « 3 » stylisé, une courbe qui devient un cœur si l’on poursuit le trait. Elles parlent souvent d’un « fil d’argent » qui les relie invisiblement et qui donne cette impression de mouvement et d’harmonie dans leurs toiles.

Installées à Peymeinade, elles puisent dans les paysages de l’arrière-pays grassois une inspiration toujours renouvelée. Le Sud, ses couleurs, ses lumières, ses vibrations, nourrissent leurs œuvres comme une respiration partagée. Bastélica est bien plus qu’un nom d’artiste : c’est une forme de vie, un art à trois voix, un battement d’ailes collectives qui transforme le réel en rêve. Ce peintre pluriel, à la fois singulier et fusionnel, trace une voie unique dans l’univers de l’art contemporain.